Mise en veille du projet de Tiers Lieu

Le groupe Tiers Lieu souhaite partager à l’ensemble du collectif Creusot-Montceau en Transition et ses sympathisants une rétrospective du projet depuis sa création, ainsi qu’un bilan de la situation à ce jour.

En novembre 2019 avait lieu la première réunion publique organisée par plusieurs membres du collectif CMT, lançant une dynamique autour d’un projet de Tiers Lieu. Des échanges ont eu lieu en début d’année 2020 avec la liste municipale sortante portée par David Marti, qui souhaitait porter dans son programme un projet de Tiers Lieu. Après les élections, à la demande de la Mairie, nous leur remettons à l’été 2020 un dossier présentant notre projet. Les échanges se poursuivent à l’automne mais ne débouchent sur aucune solution concernant l’accès au foncier.

En septembre 2021, le projet mobilise de nouveau avec l’opportunité d’achat de l’ancien magasin Noz près de la place Schneider. CMT organise une réunion publique qui attire de nombreux intéressés le 28 octobre, sur les lieux en question. Nous sommes accompagnés dans cette démarche par l’association Activ’71.
Dans le même temps, l’association Mines de Rayons, jusqu’alors partie prenante du projet, se voit proposer un local municipal dans l’ancienne école Harfleur.

Début novembre, nous proposons notre idée de Tiers-lieu au budget participatif de la ville du Creusot. Plusieurs autres projets s’inscrivent dans la même vision, démontrant l’intérêt qu’un tel projet suscite pour les habitants. Fin novembre 2021, l’émission Carnets de Campagne sur France Inter interview CMT et se fait l’écho de ce projet.

Ce même mois de novembre, nous échangeons avec l’association SolidR’Coop, co-fondatrice et co-gestionnaire de l’épicerie solidaire « l’Hirondelle » avant que celle-ci ne passe récemment sous le giron de la mairie. Un travail de réflexion commun est mené autour des valeurs et des objectifs du projet.

Le 28 février est organisée une réunion publique où un chercheur en sociologie nous présente le Bâtiment 7, un Tiers Lieu à Montréal, et son rôle dans la vie du quartier. Une quarantaine de personnes sont venues y assister.

Début 2022, nous sommes notifiés de la non-sélection de notre projet au budget participatif, notamment au motif qu’il était « déjà prévu ». Un rendez-vous est alors sollicité auprès de la mairie afin d’en savoir plus sur le projet municipal. Le 15 mars, trois membres du collectif ont donc été reçus par M. le Maire David Marti et sa première adjointe Mme Couillerot. Leur projet, bien que mal défini à cette heure, s’avère très éloigné de la vision de CMT, notamment en termes de gouvernance et d’initiative laissée aux citoyens et occupants. Nous actons avec regret qu’aucune piste de collaboration ne semble envisageable.

Constatant l’absence de soutien de la part de la Mairie et devant la fragilité de notre collectif au sortir de cette période Covid, il nous semble irréaliste de pouvoir assumer financièrement et humainement l’acquisition et l’animation d’un tel lieu. En conséquence, les membres du collectif en charge du projet de Tiers Lieu proposent de mettre ce projet en veille jusqu’à nouvel ordre.

Tout le travail effectué reste bien entendu accessible (documents et discussions présents sur le forum). Libre aux prochains motivés de le réactiver si les circonstances sont plus favorables 🙂

Conférence sur l’intérêt des Tiers Lieux – le 28 février 2022

Affiche Tiers Lieu Montréal

Creusot-Montceau en Transition est très heureux de recevoir Abdellatif Amadel, chercheur en sociologie au Quebec, pour nous raconter comment le tiers-lieu qu’il étudie, le «Bâtiment 7» à Montréal, a eu un impact sur la vie du quartier.

La conférence aura lieu à Pause Café au Creusot le 28 février à 19h30.
Après la conférence, la soirée «Pause Transition» continuera avec ceux qui souhaiteront rester.

Entrée libre et gratuite, consommation appréciée pour soutenir Pause Café qui nous héberge. Dans le respect des contraintes sanitaires en vigueur.

Pause Transition – Rdv tous les lundis soirs

CMT lance les Pauses Transition pour échanger autour de thèmes qui nous semblent importants. Pas de conférence ou de table ronde, il s’agit d’un espace de discussion où chacun est invité à partager son expérience, donner son avis, écouter les autres.

Parfois un thème est proposé (voir l’évènement sur le forum). C’est un point de départ, le début du voyage. Laissons-nous ensuite porter par nos échanges pour explorer d’autres horizons, mettre le doigt sur nos angles morts, confronter nos points de vue. Et si vous souhaitez simplement découvrir les activités de Creusot Montceau en Transition, ce créneau est aussi fait pour ça !

Nous vous donnons rendez-vous tous les lundis soirs à Pause Café (7 rue du Maréchal Leclerc, Le Creusot) à partir de 19h30. N’hésitez pas à apporter quelque chose à grignoter à partager 🙂

Un Tiers lieu au Creusot ? Venez en discuter le 28 octobre

Affiche de la soirée

Le collectif Creusot-Montceau en Transition invite toutes les personnes intéressées à découvrir et élaborer avec lui ce projet.

Le collectif Creusot-Montceau en Transition organise une présentation de son projet de Tiers Lieu au Creusot le 28 octobre. Toutes les personnes intéressées, habitants, porteurs d’activités, investisseurs, futurs bénévoles, sont invités à venir découvrir le lieu et participer à la finalisation du projet au cours d’une soirée festive.

Qu’est-ce qu’un Tiers lieu ?

Les Tiers lieux sont des endroits qui rassemblent des activités associatives, artisanales, artisitiques… souvent en libre accès, autour d’un café, dans des locaux désaffectés ou des lieux atypiques réhabilités ; ils ont vocation à faire revivre des quartiers en y proposant un lieu convivial, de rencontre, d’échange, de travail et de découverte.

Le projet en deux mots

Creusot-Montceau en Transition, un collectif citoyen qui prend au sérieux les alertes sur le climat, la biodiversité, l’épuisement des ressources, et qui cherche à préparer une vie épanouissante malgré les changements à venir, veut créer au Creusot un Tiers-lieu rassemblant des ateliers vélo avec Mines de Rayons, des ateliers numériques résilients avec Point de Basgull, une épicerie de produits locaux, des espaces pour les artistes, ou futurs artistes du territoire, et toute autre activité qui ira dans le sens de la transition écologique.

Que des bonnes raisons de nous rejoindre

Vous avez un projet associatif, artisanal, artistique, et cherchez une synergie avec un groupe engagé ? Venez nous rejoindre et nous l’expliquer ! Vous souhaitez aider des projets locaux et utiles à la résilience du territoire à se développer ? Venez nous rejoindre et apporter un peu de votre temps ! Vous voulez soutenir financièrement un tel projet, Creusot-Montceau en Transition recherche encore des partenaires. Vous êtes simplement curieux de ce que l’on va proposer ? Venez découvrir nos activités lors de cette soirée de présentation !

Infos pratiques

28 octobre à partir de 17h,
au 15 rue Pierre Mendes France

Programme de la soirée

17h30 : présentation des activités et de la raison d’être de CM-e-T
19h : présentation du projet de Tiers lieu
20h : pot, musique, et discussion collective

Et si on retrouvait la maîtrise de notre assiette ?

Affiche de la conférence

Une conférence aura lieu le jeudi 21 octobre à à 18h30 à l’IUT du Creusot, en présence de Lucile Giquel, membre de l’association Les Greniers d’Abondance.

« Et si on retrouvait la maîtrise de notre assiette ?» C’est le titre, et la question centrale, de cet événement lancé à l’initiative du collectif Creusot-Montceau en Transition, en partenariat avec la Ville du Creusot.

Face aux crises à venir, changement climatique, épuisement des ressources, effondrement de la biodiversité… Comment parvenir à manger sain, local et bon marché, tout en assurant une meilleure rémunération de nos producteurs en 2030 ?

Les participants exploreront cette question et des pistes de solutions en présence de Lucile Giquel, membre de l’association Les Greniers d’Abondance, à l’origine de la publication de l’ouvrage «Vers la résilience alimentaire – Faire face aux menaces globales à l’échelle des territoires».

Cette conférence introductive sera le point de départ de séances de travail participatives destinées à amener chacune et chacun à se positionner comme acteur des solutions à inventer, partager et déployer sur notre territoire.

Changer la donne par nos données ?

Communiqué de presse diffusé à l’occasion du Cyber World Cleanup Day

Creusot-Montceau en Transition rappelle que nous nous dirigeons vers des bouleversements de grande ampleur qui vont impacter tous les domaines de notre vie : du dérèglement climatique à l’effondrement de la biodiversité, en passant par les pénuries de ressources. Notre objectif est d’anticiper ces bouleversements en agissant à une échelle pertinente : entre l’initiative individuelle des « petits gestes », nécessaire mais insuffisante au vu des enjeux, et le niveau étatique qui nous échappe largement, nous promouvons l’action collective et citoyenne, à l’échelle de notre territoire.

Le numérique est devenu un élément central de nos vies et de notre économie, et sa croissance ne semble pas encore subir le ralentissement amorcé dans tous les secteurs. Il nous appartient donc de le planifier de manière enthousiaste et volontaire : pour minimiser son impact environnemental d’une part, mais surtout pour anticiper la déplétion inexorable des ressources minières et énergétiques. En somme, dimensionner notre appétit à la taille de l’assiette.

Cette nécessité justifie notre participation à l’initiative du Cyber World Clean Up Day, et nous approuvons la Charte promue par l’Institut du Numérique Responsable, partenaire de l’événement.

Cependant, nous tenons à rester vigilants à ce que l’action soit véritablement significative.

L’édition 2020 mettait l’accent sur la suppression de données personnelles, stockées localement. Cela nous semble discutable, pour plusieurs raisons :

  • Tout d’abord, la suppression de données ne joue que très marginalement dans l’impact sur les ressources. Rappelons que pour un smartphone, 90% de l’énergie (et 100% des ressources physiques) sont consommés pendant sa production, et que ces objets ne sont pratiquement pas recyclés – ni même recyclables.
  • Ensuite, le focus sur les données locales tend à faire oublier qu’une donnée stockée à distance pèse beaucoup plus lourd en infrastructure et en énergie que la même donnée stockée chez soi : en effet, cela nécessite sa réplication sur plusieurs serveurs, qui doivent restés alimentés pour garantir son accessibilité, et il faut maintenir une infrastructure réseau pour qu’elle puisse transiter. Ainsi, à titre d’exemple, supprimer ses fichiers de musique pour les écouter en streaming est tout à fait contre-productif.
    L’année dernière, le Clean Up Day a permis de supprimer un total de 22 To de données (1 To (Teraoctet) = 1000 Go (Gigaoctet) = 1 000 000 Mo (Megaoctet)). En comparaison, Facebook en génère 4000 To5… chaque jour ! Et ce sont 720 000 heures de vidéos qui sont ajoutées quotidiennement sur YouTube
    Gardons donc à l’esprit que les flux de données explosent, bien au-delà de l’accumulation de données locales (Le seul fonctionnement des data centers et de l’infrastructure réseau représentaient déjà 35% du total de la consommation énergétique associée au numérique en 2017). Cette hausse promet de dépasser toute mesure avec la multiplication des objets connectés et le déploiement de technologies telles que la 5G.
  • Enfin, l’initiative World Clean Up Day convoque l’imaginaire du « grand débarras » que l’on peut faire chez soi pour se délester de vieux objets encombrants. Or la croissance exponentielle des capacités numériques induit la nécessité de faire l’inverse : les vieux fichiers ne pèsent rien en comparaison des images ou vidéos que nous produisons et manipulons aujourd’hui. Une minute de vidéo 4K par un smartphone récent prend 100 fois plus de place qu’une photo standard ! Et là encore l’augmentation des capacités de transfert incite à la partager largement et dédouane l’utilisateur de toute mesure.

Ainsi, cette opération trouve toute sa pertinence à nos yeux si elle nous amène à modifier concrètement nos pratiques numériques, afin de les rendre plus sobres. C’est ce que notre Groupe d’Utilisateurs de Logiciels libres (Point de BasGUL) s’emploie à faire.
L’usage de logiciels libres favorise en effet le réemploi et prolonge la durée de vie du matériel en installant des systèmes peu gourmands en ressources : un système Linux est capable de fonctionner sur des machines de plus de 10 ans !
Ces logiciels sont créés par et pour les utilisateurs : leurs fonctionnalités sont donc adaptées aux besoins, facilement ajustables et interopérables.
Nous contribuons donc à l’appropriation de ces outils par tout un chacun, permettant aux citoyens de monter en compétence et de mieux appréhender les enjeux liés au numérique.
Nous œuvrons encore à une décentralisation et une relocalisation des services numériques : notre site web et notre plateforme vidéo sont hébergés sur de vieux ordinateurs chez des adhérents. Comme pour l’agriculture, ce numérique en circuit courts enclenche des cercles vertueux en redonnant du pouvoir et du contrôle au consommateur. On réduit alors le gaspillage en comprenant que la « dématérialisation » n’est qu’une illusion.

Au delà du Cyber World Clean Up Day, nous plaidons donc pour une démarche globale, débouchant sur des changements significatifs dans notre rapport au numérique : encourageons la sobriété matérielle (terminaux moins nombreux et moins puissants), augmentons les durées de vie (en favorisant des appareils moins complexes, une sobriété logicielle, et le réemploi), raisonnons nos usages (en questionnant leur pertinence, en ajustant nos pratiques), montons en compétence, relocalisons nos services, libérons notre créativité ! Sur chacun de ces points, vous pouvez compter sur Creusot-Montceau en transition, et sur son émanation Point de BasGUL !


Voir aussi : The Shift Project, Lean ICT – Pour une sobriété numérique, 2018

Soutenir nos producteurs locaux pour anticiper la suite ?

Tout indiquait que la pandémie de Coronavirus nous toucherait aussi, et nous nous sommes laissé prendre au dépourvu… Nous avions vu ce que cela donnait en Chine, et nous voilà pourtant un peu abasourdis, dans une situation surréaliste que personne (ou presque) n’imaginait il y a encore 3 semaines.

Il faut croire que nous avons bien du mal à anticiper, même quand le voyant clignote sous nos yeux. Et si ce n’était pas une fatalité ? Et si on décidait de ne pas se laisser surprendre à tous les coups ? Nous avons tous fait des stocks, mais lorsque les denrées parcourent en moyenne 5000 km avant de finir dans l’assiette, est-ce suffisamment prévoyant ?

Voir les choses en face

Soyons clair : des signaux d’alarme qui annoncent des complications pour la suite, nous n’en manquons malheureusement pas. Ça ne fait jamais plaisir, mais on ne peut pas éternellement mettre la tête dans le sable.

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